• Laurence Garnier

Usage du pronom iel : « l’écriture inclusive exclut, excluez l’écriture inclusive »

Merci Monsieur le Président.


Ma question s’adresse à la ministre chargée de l’Égalité. Mais j’aurais pu aussi la poser au ministre de l’Education. Et ce qui est bien avec ce Gouvernement, c’est que j’aurais eu deux réponses opposées.


Madame la ministre, vous êtes favorable à l’utilisation du pronom « iel » qui selon vous n’est « pas si choquant ».

Chacun a bien compris qu’accepter ce pronom, c’est accepter l’écriture inclusive. Parce qu’il faudra qu’on nous explique s’il faut dire « iel est beau » ou « iel est belle ». Donc il faudra écrire les deux.

Mais pour vous « ce n’est pas si choquant ».

Votre position n’effacera pas les souffrances de certains parcours de vie. Mais elle compliquera la lecture pour les personnes en situation de handicap et pour nos enfants, dont - je le rappelle - la moitié n’a pas le niveau attendu à l’entrée en 6ème.

Mais pour vous « ce n’est pas si choquant ».


Votre position, Madame la ministre, relève de l’idéologie. Je vous cite : « Pour moi une idéologie c’est mettre dans la tête de quelqu’un une idée qu’il n’aurait pas eu seul ».

Mais qu’est-ce qu’on fait-on d’autre, Madame la ministre, en défendant la neutralité sexuelle et le pronom « iel », que mettre dans la tête de nos jeunes des idées qu’ils n’auraient pas eu tout seuls ?

Vous cédez une fois de plus au wokisme et aux lobbies, vous segmentez la société à coups de points médians alors qu’en tant que Ministre de la République, vous devriez défendre ce qui nous rassemble. L’écriture inclusive exclut. Excluez l’écriture inclusive.



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